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Projets nationaux et régionaux

par COQUARD Marie-Pierre - 4 février 2010

Projets ANR en cours

Projets MESHS en cours ( émergents, partenariaux, CPER)

Autres projets en cours

Projets clos


Projets ANR en cours


- Projet ANR - Programme Jeunes Chercheuses Jeunes Chercheurs (JCJC Edition 2012)

Titre du projet : Pratiques d’organisation quotidiennes étudiées en milieux populaires

Acronyme : PORQUE

Coordination du Projet  : Anne Bory (MCF), José Calderon (MCF) et Valérie Cohen (MCF) - Clersé

Membres de l’équipe au Clersé  : José Calderon (MCF), Valérie Cohen (MCF), Séverin Muller (MCF), Juliette Verdière (MCF), Cécile Vignal (MCF), Blandine Mortain (MCF), Pia Rius (ATER), Yoan Miot (Chargé d’études), Mathilde Pette (ATER)

Durée du projet : 01/01/2013 au 31/12/2015 (36 mois)

Résumé :

Ancienne cité de l’industrie textile, touchée de plein fouet par la crise de l’emploi industriel des années 1970 et plus récemment par la crise économique et financière de 2007, Roubaix est aujourd’hui un territoire marqué par la pauvreté et la désalarisation. Notre objet est d’analyser les conséquences de ces processus sur les classes populaires qui y résident. Il s’agit de comprendre, à partir d’une analyse des pratiques, la recomposition des classes populaires sur ce territoire, comment au quotidien elles y vivent, s’organisent, résistent, en décloisonnant les apports de la sociologie du travail, de la famille, de l’éducation et de la ville. Assis sur une perspective historique étoffée (travail d’archives, analyse documentaire et statistique, organisation d’un séminaire de recherche sur Roubaix), le projet se décompose en plusieurs enquêtes de terrain de type ethnographique, qui sont autant d’entrées concrètes sur le travail, la famille et l’éducation, et dont le croisement doit permettre d’atteindre un niveau d’analyse générale et systémique. Résolument inscrit dans une perspective de comparaison internationale, il prévoit en outre un programme dense d’échanges avec des équipes menant des recherches analogues en Argentine et en Espagne, en vue d’établir des permanences et des principes de variation dans les processus de désalarisation et les manières dont les classes populaires y font face.

Contact : Anne Bory, courriel : Anne.Bory@univ-lille1.fr


- Projet ANR - Programme Changements environnementaux planétaires et sociétés (CEP&S Edition 2011)

Titre du projet : Analyse de la résilience des nouvelles formes d’agricultures irriguées à partir des eaux souterraines du Maghreb

Acronyme : Groundwater Arena

Coordinateur du projet global : Marcel Kuper au GEAU-CIRAD

Coordination du Projet au Clersé : Olivier Petit

Autres participants du projet : LADYSS, CIRED, BRGM

Durée du projet : 48 mois (01/01/2012 - 31/12/2015)

Résumé :

L’utilisation intensive des eaux souterraines (1000km3/an) a permis le développement d’une économie agricole dynamique et porteuse de richesse : la "groundwater economy". Cependant ce développement a de nombreuses conséquences environnementales : le tarissement des ressources souterraines, la dégradation de la qualité des eaux, la dégradation des sols et des milieux aquatiques. Ce projet de recherche analysera la vulnérabilité et les capacités d’adaptation de la "groundwater economy" qui représente un système socio-écologique où les dynamiques sociales et biophysiques sont intimement liées. L’objectif du projet est de développer une approche intégrée pour analyser la vulnérabilité et les capacités d’adaptation de la "groundwater economy" au Maghreb face aux changements environnementaux, économiques et sociaux.

Nous nous focaliserons sur trois territoires irrigués sur trois aquifères au Maghreb. Le projet analysera les facteurs perturbateurs qui peuvent impacter négativement les capacités des systèmes aquifères ainsi que les sociétés et les territoires dont la richesse dépend de ces ressources et les possibles adaptations aux changements globaux.

Contact : Olivier Petit, courriel : opetitfr@yahoo.fr


- Projet ANR - Programme SHS thématique 2010 : "Espace et territoires : les énigmes spatiales de la vie en société"

Titre du projet : SpaceControl : Logiques et Dynamiques du contrôle socio-spacial des jeunes des classes populaires

Acronyme : SPACE CONTROL (ANR-10-ESVS-001-01)

Coordination du Projet MESHS-Clersé : Dominique Duprez (Clersé CNRS Lille 1)

Membres de l’équipe : Hélène Chéronnet (ENPJJ), Fabien Desage (CERAPS, Université Lille 2), Sébastien Delarre (Clersé, Université Lille 1), Valérie Sala Pala (Université Jean-Monnet, Cerapse), François Bonnet (Université d’Amsterdam), Olivier Milhaud (Université paris IV Sorbonne), Joana Vargas (Université de Rio de Janeiro), Michel Misse (Université de Rio de Janeiro), Frederico Couto Marinho (Université du Minas Gerais, CRISP), Géraldine Bugon (Clersé, Université Lille1), Elise Yvorel (MESHS - Clersé), Vivian Ferreira Paes (Université Fédérale Rurale de Rio de Janeiro (UFRRJ))

Durée du projet : 36 mois (15/12/2010 - 14/12/2013)

Résumé :

Le projet intitulé “Logiques et dynamiques du contrôle socio-spatial des jeunes des classes populaires” présente une triple originalité vis-à-vis des travaux existants.

D’abord, il propose une alliance interdisciplinaire et internationale. Associant quatre disciplines (la sociologie, la géographie, la science politique et l’histoire), il bénéficiera de collaborations scientifiques établies avec des collègues brésiliens, et des spécialistes de la Belgique, des Pays-Bas, des Etats-Unis et du Canada, avec pour objectif une systématisation des approches comparatives.

Deuxièmement, ce programme de recherche vise à renouveler la description et l’analyse de la question sociale déclinée en deux volets complémentaires : la question urbaine et la question du processus pénal. Il entend, plus précisément, étudier les logiques et les mutations du contrôle social des classes populaires à travers les situations des adolescents en se focalisant sur les conditions et sur les modalités de leur gestion territoriale, d’une part en contexte urbain (ouvert), d’autre part en milieu institutionnel (fermé) et carcéral. Il s’agit d’engager une analyse de la question sociale en prenant appui sur deux espaces contrastés : la ville et ses quartiers stigmatisés d’une part, la prison et les lieux de placement pour jeunes d’autre part. Il s’agit d’interroger les problèmes contemporains de l’exclusion (sociale) et de l’enclavement (spatial) ainsi que les politiques publiques qui leur sont dédiées, dans deux configurations distinctes du point de vue de l’encadrement institutionnel : l’une définie par l’exercice d’une contrainte physique directe en milieu clos (la prison, les centres de placement pour mineurs), l’autre par des mécanismes de contrôle social plus indirects, plus diffus et plus fragmentés en milieu ouvert (la ville). Le projet de recherche entend également envisager la question de leurs « frontières » respectives et analyser les formes d’articulation de ces deux espaces.

Troisièmement, ce programme de recherche propose une combinaison inédite de plusieurs méthodes d’enquête en vue de créer des données quantitatives et qualitatives originales. Il fera appel à des observations directes (ethnographie urbaine et carcérale), des entretiens approfondis (pour partie dans une perspective de récit biographique), un croisement entre l’analyse documentaire et l’analyse statistique (constitution de corpus tirés du dépouillement de dossiers pénaux en France et au Brésil, d’une comparaison des flux de la justice des mineurs dans ces deux pays, de dossiers pénitentiaires individuels, l’analyse de plans architecturaux), au dépouillement des archives des institutions concernées par l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de rénovation urbaine à Bruxelles, Lille et Montréal. Il comporte également l’originalité de suivre un panel de jeunes qui seront interrogés à plusieurs reprises dans des espaces différents en fonction de leurs parcours judiciaire en France et au Brésil.

Les résultats attendus sont de trois ordres. Premièrement, la réalisation de publications dans des revues nationales et internationales de haut niveau scientifique, avec un effort particulier entrepris vis-à-vis de revues internationales, généralistes ou spécialisées dans la question urbaine ou pénale, sans oublier des médias de vulgarisation au-delà du champ scientifique. Deuxièmement, créer une synergie interdisciplinaire et internationale dans la recherche sur l’urbain et la déviance qui consoliderait l’investissement de l’équipe dans le Groupe européen de recherche sur les normativités (GERN, GDR-E CNRS). Troisièmement, renforcer les liens entre recherche et formation universitaire, via le Master 2 « Science politique et action publique » (spécialisation « politiques urbaines ») de l’université Lille 2, le nouveau Master « La ville : socio-anthropologie des espaces et des territoires » à l’université Lille 1 et la formation des cadres des personnels de la Protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ de Roubaix).

Contact : Dominique Duprez


- Projet ANR – Programme Villes durables, Edition 2010

Titre du projet  : Les stratégies d’adaptation des ménages et des entreprises face à la transition énergétique : une comparaison entre les métropoles de Lille et de Lyon

Acronyme : TRANS-ENERGY (ANR-2010-VILL-004-02)

Coordination du projet  : Nathalie Ortar (LET, UMR5593)

Membres de l’équipe au Clersé : Cécile Vignal (resp. scientifique), Blandine Mortain.

Autres partenaires de l’équipe  : Joël Messonnier (Chargé de recherche, CETE Nord Picardie) ainsi que quinze autres personnes composants les six partenaires du projet (LET, CLERSE, LTE, CETE Nord Picardie, Grand Lyon, LMCU).

Durée du projet : 30/12/2010 au 29/06/2013 (30 mois)

ANR interdisciplinaire (géographie, sociologie, anthropologie, économie, sciences de l’ingénieur et de l’environnement ).

Résumé :

Dans un contexte marqué par un changement de paradigme énergétique et environnemental, l’objectif du projet est d’apporter des connaissances sur les stratégies d’adaptation des ménages et des entreprises face à la transition énergétique et leur contribution à l’enjeu de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En se basant sur un travail comparatif mené sur les métropoles de Lille et de Lyon, ce projet s’articule autour de quatre volets complémentaires. Les chercheurs du Clersé impliqués dans ce projet interviendront dans le volet sur les choix résidentiels des ménages. L’objectif est de retracer les stratégies passées (et à venir) des ménages en matière de choix résidentiels, de pratiques de mobilité quotidienne, notamment de mobilités domicile-travail, et d’usages du logement face aux nouvelles contraintes énergétiques et environnementales. Une enquête de terrain sera réalisée auprès de deux populations : des salariés grands navetteurs et des couples en accession à la propriété. Pour ces derniers il s’agira de suivre pendant huit à douze semaines des couples ayant un projet d’achat immobilier et de recueillir des entretiens semi-directifs répétitifs pour comprendre les processus de choix résidentiels, repérer à quel moment les contraintes de mobilités quotidiennes, les préoccupations énergétiques liées aux mobilités et au logement, les valeurs environnementales, sont évoquées par les ménages et dans quelle mesure ces critères orientent le choix résidentiel final. Nous mettrons à profit ce dispositif d’enquête pour analyser, plus fondamentalement, les ressorts du choix résidentiel où « faire famille » face aux contraintes économiques, professionnelles et environnementales. Un ingénieur de recherche sera recruté par le Clersé pour une durée de 12 mois à compter de janvier 2012 ; il participera à la réalisation du travail d’enquête, aura en charge la retranscription des entretiens et contribuera à leur analyse.

Contact : Cécile Vignal


- Projet ANR – Programme Jeunes chercheuses - jeunes chercheurs, Edition 2009

Titre du projet : La responsabilité sociale et environnementale des entreprises : transition institutionnelle ou retour du paternalisme ?

Acronyme : RSTI (ANR-09-JCJC-0132-01)

Coordination du projet  : Nicolas Postel, Clersé

Membres de l’équipe au Clersé : Bruno Boidin, Benoît Lengaigne, Richard Sobel et Sandrine Rousseau

Autres partenaires de l’équipe : Didier Cazal et Alain Desreumaux (LEM, UMR 8179, Université Lille 1), Didier Terrier (CAHLIST, Université deValenciennes), Pierre-Yves Verkindt (LEREDS, Université Lille 2), Isabelle Daugareilh (COMPTRASEC, UMR 5114, Université de Bordeaux)

Durée du projet : 01/10/2009 au 30/09/2012 (36 mois)

Résumé :

La RSE représente, du point de vue de la régulation de nos sociétés occidentales et européennes, une rupture assez nette par rapport au mode précédent de régulation économique et social couramment désigné par l’expression "compromis social fordiste". Il s’agit en effet de requalifier les entreprises comme acteurs responsables de la régulation des rapports sociaux et environnementaux, autrefois gérés non par les entreprises, mais par les macro-acteurs du rapport salarial : Etat et partenaires sociaux. C’est à l’importance de ce tournant et au caractère pérenne de la forme de régulation "micro fondée" sous tendue par la RSE que nous entendons consacrer nos analyses. La démarche consiste plus précisément à interroger la RSE sous l’angle de la transition institutionnelle qu’elle représente. Cette notion pose trois questions saillantes : comment se représenter l’acteur économique ? Comment se représenter l’institution (et son rapport à l’action individuelle ou collective) ? Comment prendre en compte le temps de l’institution nécessairement doté d’une épaisseur historique ? Ce sujet nécessite un traitement pluridisciplinaire : la question de la régulation des rapports sociaux et du rapport à l’environnement au sein et grâce aux entreprises, implique en effet un regard empruntant aux différentes sciences du social que sont les sciences économiques, la sociologie, les sciences de gestion, l’histoire et le droit.

Contact : Nicolas Postel


Dans le cadre des appels à projets MESHS :

projets émergents, partenariaux, CPER en cours :


Projets partenariaux 2011-2012 : http://www.meshs.fr/page.php?r=151&id=1502&lang=fr

- Journées interdisciplinaires sur le développement durable (le SIDD). Coordination Clersé  : O. Petit

- Performativité et pouvoir symbolique : quand l’économie fait société. Coordination Clersé  : R. Sobel


Projets émergents 2011-2012 : http://www.meshs.fr/impression.php?r=153&id=1513&lang=fr

- Recomposition des formes de solidarité et de résistance en temps de crise. Une comparaison entre trois territoires populaires de Roubaix, Madrid et Buenos Aires. Coordination Clersé  : A. Bory

- Stratégies d’innovation des firmes face aux contraintes environnementales. Vers un développement de trajectoires croisées dans le cadre du paradigme éco-technologique. Coordination Clersé  : B. Laperche

- La théorie du consommateur sous l’influence de la psychologie. Enjeux historiques, épistémologiques et analytiques. Coordination Clersé  : J.-S. Lenfant

- Vers une durabilité des services et des territoires. Coordination Clersé  : C. Merlin-Brogniart et A. Hyard

- Valeurs et éthique des ingénieurs en Francophonie. Eléments pour un projet comparatif (Belgique, France, Québec, Suisse) Coordination Clersé  : C. Talin


MESHS - CPER 2011/2013 :

- RIPARIA - Conserver les Riparia grâce aux services écosystémiques transfrontaliers qu’ils délivrent : une analyse de la formation des régimes internationaux de l’eau douce. Coordination Clersé  : O. Petit


Autres projets en cours


-  Appel à projets du Programme Chercheurs Citoyens du Conseil régional Nord Pas de Calais  : http://www.nordpasdecalais.fr/pages...

Titre du projet : CORUS-ESS : Connaissance et reconnaissance de l’Economie Sociale et Solidaire ? Légitimité processuelle des mesures de l’Utilité Sociale et Environnementale de l’ESS.

Coordination du projet  : Florence Jany-Catrice, Clersé - Université de Lille 1

Autres membres du Clersé participants au projet  : François-Xavier Devetter, Richard Sobel

Autres partenaires du projet :

  • Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, Institut du Développement et de la Prospective : Laurent Gardin, Stéphane De La Rosa
  • Association Acteurs pour l’Economie Solidaire du Nord pas de Calais (APES) : Véronique Branger, Gérard Dechy

Financement : Conseil régional Nord Pas de Calais

Durée du projet : (36 mois) 2012 - 2014

Résumé :

En tant qu’objet sociotechnique et objet politique, la mesure de l’utilité sociale, sa quantification, sont un enjeu contemporain pour les parties prenantes : usagers, financeurs, salariés, etc. et donc un enjeu contemporain pour l’ESS qui s’entend dans ses interrelations avec l’ensemble de ces parties prenantes. Elle fait émerger des questions pour la recherche autant que pour les acteurs du champ. C’est donc bien la synergie entre ces questions et entre les acteurs qu’il faut ici réussir à appréhender.

  • Comme objet d’étude : comment appréhender l’utilité sociale et peut-on la définir, est-ce différent de la plus-value associative et comment en tenir compte dans la diversité des structures de l’ESS (associations, coopératives, SARL...) ? des bénéfices collectifs ? d’autres manières de mesurer la richesse ? voire de l’intérêt général ?
  • Comme questionnement méthodologique : Se pose la question méthodologique de réussir à isoler, sur les grandes thématiques de l’utilité sociale, la contribution nette de l’ESS. Se pose conjointement la question de la légitimité procédurale des mesures et des indicateurs d’utilité sociale et environnementale des associations.

C’est sur ces deux facettes que nous souhaitons réaliser cette recherche. Elle a d’évidents points communs avec le mouvement international autour de l’élaboration de nouveaux indicateurs dont le projet éthique tient à la volonté d’expliciter des fins qui sont hors d’atteinte si l’on s’en remet seulement aux valeurs actuelles accordant une priorité à l’économie marchande et monétaire, ou encore avec la recommandation du Conseil économique, social et environnemental qui affirme que les citoyens doivent s’approprier cette question des indicateurs.

Le projet part du postulat partagé par les organismes susnommés que la participation des parties prenantes, ou de la société et la délibération politique sont des dispositifs très légitimes pour « dire » ce que sont les contributions sociales ou les plus-values, et pour pondérer les critères d’évaluation qui leur correspondent.

Le projet CORUS-ESS a pour objectif de qualifier les processus permettant la connaissance et la reconnaissance de l’économie sociale et solidaire à travers son utilité sociale, ce qui est directement lié à la question de l’argumentation en sciences sociales, et dans la société. Trois objectifs sont à distinguer pour qualifier ces processus. Ces objectifs constitueront les étapes du projet de recherche « chercheurs-citoyens ».

  • L’identification de l’utilité sociale des organisations de l’ESS demande en premier lieu de saisir comment les acteurs la caractérisent, comment ils prennent en charge, si et comment ils sont acteurs de la préservation des biens communs. Cela nécessite de récolter, par des enquêtes appropriées, l’appréciation des représentants des structures mais aussi plus largement de ses principales parties prenantes, chacune de ces catégories dans sa pluralité : les salariés, les usagers (destinataires de l’activité), les bénévoles...
  • La valorisation de cette utilité sociale. Elle se fera par les outils classiques : en estimant les coûts monétaires évités, ou en attribuant une « valeur » monétaire aux externalités positives produites par l’ESS. Mais le projet vise également à mobiliser des indicateurs sociaux liés aux dimensions constitutives des initiatives d’ESS : contribution à la création d’emploi et à l’insertion, accessibilité au service, innovation sociale, impact sur le développement local, la citoyenneté.
  • La reconnaissance de l’utilité sociale des organisations d’ESS par les parties prenantes externes à l’initiative au premier rang des quels il faut compter les pouvoirs publics mais aussi la société civile. Comment faire ? L’enjeu de reconnaissance de l’utilité sociale est de permettre à l’économie sociale et solidaire de faire admettre sa spécificité mais aussi d’obtenir les moyens de poursuivre ses objectifs. Se pose la question de l’élaboration de labels aux sens où ils seraient fixés par des tiers puis reconnus par la puissance publique, ou à celle de dispositifs type « systèmes participatifs d’utilité sociale ». Nous testerons plusieurs démarches (de l’administration de questionnaires à la concertation publique) qui visent à faire participer les parties prenantes pour la co-construction de cette reconnaissance.

Trois terrains d’expérimentation ont été retenus : les circuits courts alimentaires, le logement et les circuits courts financiers solidaires.

Contact : Florence Jany-Catrice

-  Appel à projets Biodiversité du Conseil régional Nord Pas de Calais : http://www.nordpasdecalais.fr/pages...

Titre du projet : BIOSERV : La nature rend-elle service ? Fondements conceptuels, historique et modes de perception par les acteurs régionaux, des approches en termes de services rendus par la biodiversité

Coordination du projet  : Alexandra Hyard, Clersé - Université de Lille 1

Autres membres du Clersé participants au projet  : Cyril Decouzon (IE contractuel), Muriel Maillefert (Université Lille 3), Céline Merlin-Brogniart (Université Lille 1), Olivier Petit (Université d’Artois)

Partenaires du projet :

  • Laboratoires Territoires, Villes, Environnement et Société (TVES) de Lille 1 : Iratxe Calvo-Mendieta
  • Laboratoire Génétique et Evolution des Populations Végétales (GEPV) de Lille 1 : Nina Hautekeete Lille Economie Management (LEM) de Lille 1 : Jérôme Longuépée
  • Centre d’Etudes et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales (CERAPS) de Lille 2 : Bruno Villalba
  • Laboratoire Géolab de l’Université de Limoges : Christophe Beaurain
  • CEMAGREF de Clermond-Ferrand : Olivier Aznar
  • Anne Teyssèdre, consultante écologue
  • Espaces natures régionaux (ENRx) : David Moulin

Financement : Conseil régional Nord Pas de Calais

Durée du projet : (36 mois)

Résumé :

Le concept de "services liés à la biodiversité" connaît un essor et est perçu comme un moyen précieux de renforcer les argumentaires en faveur de la biodiversité, en insistant sur l’intérêt économique de sa préservation. Or, cette idée qui transforme les écosystèmes en "prestataires de services" renferme un certain nombre de présupposés théoriques, assortis de visées politiques, qui paraissent contredire plusieurs enseignements des sciences sociales, en particulier, de l’économie des services :

  • faire d’un non humain (ici, la nature) un acteur économique,
  • accepter qu’un service est accordé aux consommateurs sans contre-partie,
  • accepter qu’un service est rendu par l’existence même d’un écosystème sans qu’il n’y ait de "production".

Cette notion pose trois types de questions auxquelles le projet BioServ cherchera à répondre :

  • Le recours à la notion de service n’induit-elle pas des effets pervers (conception anthropocentrée et utilitariste de la nature) ?
  • L’implication politique vers la conservation de la biodiversité nécessite-t-elle recours à cette notion de service ? D’autres supports ne seraient-ils pas plus efficaces ?
  • Comment évaluer la pertinence de cette notion et de son intégration dans les politiques publiques ?

BioServ travaillera sur les fondements conceptuels de la notion de service appliquée à la biodiversité par une lecture épistémologique économique mettant en évidence son absence de neutralité. Il retracera l’historique de son émergence et de sa diffusion depuis 30 ans, à travers la littérature internationale et la documentation régionale et questionnera un panel représentatif d’acteurs régionaux (gestionnaires, techniciens et élus de collectivités territoriales, militants associatifs, agriculteurs, scientifiques) sur leur perception de la notion de service écosystémique.

Résultats attendus :

  • Appréciation générale de la notion : pertinence, conséquence, perception, efficacité
  • Identification d’approches alternatives. Ces réflexions devraient alimenter celles d’acteurs régionaux et notamment celles du Conseil régional.

Contact : Alexandra Hyard


-  Appel à projets Biodiversité du Conseil régional Nord Pas de Calais : http://www.nordpasdecalais.fr/pages...

Titre du projet : SESEEP : Les services écosystémiques du parc naturel régional Scarpe-Escaut. Intérêts d’une évaluation et démarche prospective

Coordination globale du projet  : Bruno Maresca (Centre de Recherches pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie) - courriel : maresca@credoc.fr

Coordination du projet MESHS-Clersé  : Olivier Petit (Université d’Artois)

Autres Partenaires du projet :

  • Laboratoire conservation des espèces, Restauration et Suivi des Populations (CERSP) du Muséum national d’histoire naturelle
  • Laboratoire Territoires, Villes, Environnement et Société (TVES) de Lille 1
  • Parc naturel régional Scarpe-Escaut

Financement : Conseil régional Nord Pas de Calais

Durée du projet : (36 mois)

Résumé :

L’approche mise en oeuvre dans le Millennium Ecosystem Assessment vise à identifier et mesurer la contribution des écosystèmes dans la satisfaction des besoins socio-économiques. Il fournit aux décideurs publics et privés des outils pour procéder à des arbitrages entre plusieurs modes d’exploitation des écosystèmes.

Le projet SESEEP propose une démarche évaluative et prospective qui consiste à

  • calculer les indicateurs de biodiversité, spécifier et quantifier les services rendus par les écosystèmes en fonction de l’état de la biodiversité et des besoins humains,
  • construire une réflexion prospective (occupation du territoire et fonctionnement socio-économique) pour envisager des actions d’amélioration de la conservation de la biodiversité.

Pour l’évaluation des services, le programme porte sur

  • le calcul d’indicateurs de biodiversité taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle,
  • la conception d’indicateurs de mesure quantitative des services écosystémiques préalablement décrits,
  • une approche paysagère.

Pour l’élaboration de scénarios prospectifs, le programme prévoit d’identifier

  • des éléments ayant un impact sur les fonctions écologiques à l’origine des services écosystémiques,
  • des éléments socio-économiques ayant un impact sur les usages (les besoins sont-ils amenés à évoluer ?).

Résultats attendus :

  • Identification de services rendus par les écosystèmes dans le périmètre du Parc naturel régional,
  • Descriptif des modes d’exploitation des fonctions écologiques utilisés dans le cadre d’activités socioéconomiques,
  • Quantification de deux séries d’indicateurs : de biodiversité en lien avec les services écosystémiques et de mesure de ces services,
  • Scénarios de prospective sur l’évolution des services écosystémiques.

Contact au Clersé : Olivier Petit


-  Appel à projets Biodiversité du Conseil régional Nord Pas de Calais : http://www.nordpasdecalais.fr/pages...

Titre du projet : UNION-Biodiv : Evaluation écologique et sociologique de la biodiversité au cours de la requalification d’une friche urbaine. Implications pour l’aide à la décision en contexte de planification et de travaux d’aménagements urbains

Coordination globale du projet  : Thomas Bur, Bureau d’Etudes Sol Paysage - courriel : thomas.bur@solpaysage.fr

Coordination du projet au Clersé  : Hélène Melin - Université Lille 1

Autres Partenaires du projet :

  • Laboratoire Génie Civil et géoEnvironnement (LGCgE) à travers ses équipes Ecologie numérique et Ecotoxicologie (Lille 1) et Sols et Environnement (groupe ISA),
  • Association Entrelianes,
  • Syndicat mixte Espace Naturel Lille Metropole (ENLM),
  • Société d’économie mixte Ville renouvelée.

Financement : Conseil régional Nord Pas de Calais

Durée du projet : (36 mois)

Résumé :

La requalification d’une friche urbaine permet d’opérer des changements stratégiques sur la qualité des sols, des habitats et de la biodiversité. Le projet UNION-Biodiv propose de réaliser une évaluation interdisciplinaire de la biodiversité et d’assurer son suivi au cours de la requalification de la friche de l’Union (située à Roubaix, Tourcoing et Wattrelos) en écoquartier.

Il est construit sur la comparaison des caractérisations écologiques et sociologiques de la biodiversité, en particulier de la pédofaune, avec une mise en correspondance géographique par un outil SIG, la mise en évidence des facteurs d’évaluation similaire ou opposée, l’intégration de la dimension de la biodiversité dans un outil d’aide à la décision développé par le BRGM, et enfin la proposition d’orientations du projet d’aménagement.

L’évaluation écologique se fera grâce à des "technosols", en connexion avec un corridor ou isolés, qui permettront d’étudier le suivi de la recolonisation. Un suivi de la dynamique de recolonisation des technosols par la faune du sol permettra de proposer des indicateurs de la biodiversité des sols.

L’évaluation sociologique de son côté s’effectuera sur la base d’un "portrait nature" du quartier de l’Union. Une enquête qualitative et quantitative auprès des acteurs et usagers sera réalisée sur leurs représentations sociales et culturelles de l’environnement ainsi qu’une étude de la construction d’une expertise sociale et la production d’un indice synthétique de la qualité de la biodiversité.

Résultats attendus :

  • Approfondissement des connaissances relatives à la qualité écologique d’un aménagement urbain,
  • Proposition de méthodes d’aménagement favorisant la biodiversité des sols,
  • Alimentation d’un outil de gestion des espaces de nature,
  • Actions de sensibilisation d’élus locaux et représentants d’association.

Contact : Hélène Melin


-  Appel à projets ADEME 2010 du programme Déchets et Société

Titre du projet : "ACTEIS : Action collective, Ecologie Industrielle et Soutenabilité" (1006C0129)

Coordination du projet  : Muriel Maillefert, Clersé - CNRS

Autres membres du projet : Olivier Petit et Cyril Decouzon(Clersé), Peggy Ricart (ECOPAL (Ecologie économie partenaires dans l’action)), Paul Schalchli (OREE)

Financement : ADEME

Durée du projet : du 28/07/2011 au 27/09/2013 (26 mois)

Résumé :

L’objectif du projet ACTEIS est de mener une analyse approfondie des stratégies d’acteurs et des coordinations qui prennent concrètement forme à travers différentes expériences d’écologie industrielle. Il conviendra notamment de se demander à quelles conditions des projets d’écologie industrielle localisés peuvent émerger, quelles sont les formes typiques de mise en pratique et dans quelle mesure l’action collective peut porter en germe une vision plus ambitieuse assimilable à un mode de développement territorial soutenable.

Le terrain privilégié, en partenariat avec l’association Ecopal, portera sur le territoire dunkerquois, qui constitue certainement la démarche la plus aboutie à ce jour sur le territoire français, compte tenu notamment des actions récemment menées par Ecopal (Inventaire de flux industriels de matière en 2008-2009, accompagnement d’entreprises et démarrage de nouveaux projets de synergie suite à cet "inventaire") et des travaux sur la gouvernance des projets d’écologie industrielle développés par le Clersé, Orée et Ecopal.

Contact : Muriel Maillefert


-  Projet exploratoire premier soutien 2011 (PEPS) CNRS INSHS P11/013 2011)

Titre du projet : Les services durables

Coordination MESHS-Clersé  : Céline Merlin-Brogniart

Membres de l’équipe au Clersé : Alexandra Hyard, Faiz Gallouj, Bertrand Zuindeau

Résumé :

Ce projet étudie les services durables en établissant une typologie des activités de service, prenant en compte à la fois les différents types de services (matériel, informationnel, cognitif, relationnel) et les diverses dimensions de la durabilité (économique, sociale, environnementale).

Cette recherche comporte deux volets. Le premier consiste en une réflexion sur l’influence négative ou positive de la tertiarisation de l’économie sur le développement durable. Le second volet consiste à analyser la manière dont l’exigence de durabilité est prise en compte par les services. Ce second volet intègre une analyse de l’innovation dans les services. Cette dernière peut-être envisagée selon plusieurs perspectives (assimilation, différenciation et intégration).

Pour mener à bien ce projet, nous effectuons une analyse empirique permettant d’apprécier la manière dont la tertiarisation de l’économie influence la durabilité et comment la durabilité est prise en compte par les services.

Site : http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/...

Contact : Céline Merlin-Brogniart


-  Accord général d’association entre le Céreq et le Clersé

Coordination au Clersé  : Marie-Hélène Toutin

Membres de l’équipe au Clersé :

Benoit Cart, Bernard Convert (Co-directeur), Martine Pernod (Co-directrice), Marie Hélène Toutin (Chargé d’étude Céreq- Clersé), Hélène Ducourant (chercheur associé au Clersé), Alexandre Léné (chercheur associé au Clersé), Ophélie Costenoble (contractuel Clersé) Valérie Henguelle (chercheur associé au Clersé)

Financement : Céreq /Clersé

Durée du projet : Permanent

Résumé :

Le Céreq est un établissement public qui dépend du ministère de l’éducation nationale, du ministère de l’économie et du ministère du travail. Pôle public d’expertise au service des acteurs de la formation et de l’emploi, le Céreq concilie production de statistiques, recherches, études et accompagnement et évaluation d’actions Des opérations sont ainsi menées en partenariat avec les collectivités territoriales, régionales ou locales, ou avec des organismes étrangers. D’autres études sont conduites pour ou avec des entreprises publiques ou privées, pour des branches professionnelles et des organisations syndicales de salariés. Outre sa maison-mère à Marseille, le Céreq s’appuie sur un réseau de 16 centres associés régionaux (CAR), répartis dans toute la France, implantés dans des laboratoires ou des unités de recherche et ayant une compétence régionale ou interrégionale. C’est dans ce cadre qu’existe depuis 1971 une convention générale d’association qui lie le Céreq et le Clersé et qui précise chaque année le programme de travail du CAR de Lille. Les chercheurs du CAR insérés au sein du laboratoire assurent quatre fonctions complémentaires :

  • ils participent à la définition des orientations à moyen terme du Céreq en apportant les savoirs disciplinaires développés au sein du laboratoire de rattachement ;
  • ils contribuent au programme de travail du Céreq et à l’exploitation des enquêtes nationales ;
  • ils répondent à des appels d’offre sur différentes thématiques de l’analyse de la relation formation emploi : l’alternance, la professionnalisation, l’insertion, l’acquisition de compétence, l’évaluation des politique publiques... ;
  • ils contribuent à l’activité du laboratoire d’accueil : participation aux groupes TEF, SERAS du Clersé, réponse aux appels d’offres du Clersé, séminaires, organisation de colloques et des journées d’études du Clersé…
  • Enfin, le CAR Céreq de Lille fait partie des membres du Réseau l’Oref Nord-Pas de Calais (Observatoire régional de l’Emploi et de la Formation). Il y assure un appui aux instances régionales en matière d’outils, de méthodes et de réalisation d’études sur la relation formation-emploi en région par une participation à différents groupes de travail thématique – sur le décrochage, sur les itinéraires de professionnalisation…- mais aussi par la réalisation de l’exploitation régionale de l’enquête Céreq « Génération 2004 et 2007 ».

Contact : Marie-Hélène Toutin